Quatre traitements à venir...
J'en ai la nausée rien qu'à y penser. Parce que c'est de plus en plus difficile. On dirait qu'ils veulent non seulement éliminer les métastases, mais aussi me tuer par la même occasion! Je n'insisterai pas davantage sur cette question désagréable.
Des petits bonheurs
Je me suis lâchée lousse au chapitre de la vie "sôciale". En effet, dimanche dernier (14 novembre), nous avons fêté les 60 ans de mon frère chez ma soeur. C'est mon neveu qui nous recevait. Vous y retrouvez-vous? Nous avons mangé un filet mignon absolument divin! Tout ce que j'ai mangé avait son goût original, pour une fois! Et le dessert : un délectable gâteau Opéra, mon préféré!
Et puis cette semaine, j'ai reçu la visite de ma collègue Louise. Nous sommes allées prendre le "high tea" au Gryphon, charmant petit salon de thé irlandais et celtique situé rue Monkland. On s'est bourré la fraise! Il a fallu rapporter chacune un doggy bag tellement il y avait de choses à manger! Très agréable sortie, merci Louise!
Jeudi matin, massage à domicile, oui, Madame, oui, Monsieur! Quel plaisir et surtout que ça a fait du bien à mes pauvres jambes! À ce propos, je suis allée passer le Dopler et tout est normal, enfin, je veux dire, pas de caillots en vue ni en formation. Beaucoup de liquide dans les tissus mous, cependant! J'essaie de marcher le plus possible et je fais des exercices pour activer la circulation sanguine dans mes pattes d'éléphant! Au moment où je vous écris, l'enflure et la douleur ont considérablement diminué. Pourvou que ça doure!
Jeudi, après le massage, je me sentais d'attaque. J'ai donc accompagné Josée et une amie dans un centre commercial, car elles voulaient se procurer des maillots de bain. Juste avant, nous sommes allées manger dans un Greasy Spoon du boulevard Gouin, suggestion de l'amie en question et haut lieu gastronomique, vous vous en doutez bien. J'ai été sage : j'ai pris une soupe et une omelette alors que mes deux compagnes se sont envoyé un Hot Chicken des plus dégueu! Pouding chômeur pour finir - oui, j'en ai mangé moi aussi - il n'était pas terrible. Bref, cette sortie m'a tuée, mais j'ai beaucoup marché dans le centre commercial, ce qui a au moins été bénéfique pour mes jambes. Mais quelle fatigue en rentrant à la maison, je ne vous dis pas! Seules les gens qui ont subi des traitements de chimiothérapie peuvent me comprendre. Il faut le vivre pour le croire!
Vivement le mois de janvier!
J'ai tellement hâte que les traitements soient terminés (22 décembre). Depuis le début, je vis un jour à la fois, un traitement à la fois, mais maintenant, j'ai envie de sauter un mois pour me retrouver au chalet et prendre un repos qui va vraiment me faire remonter la pente. Je suis épuisée physiquement et psychologiquement. Un moment donné, une fille a moins de ressources intérieures, savez. Mais je tiens bon quand même, ai-je le choix? En dépit d'une manière de peur qui me tenaille le ventre, comme si j'étais ensevelie dans cette maudite maladie sans jamais pouvoir en sortir. Voilà, c'est dit! Il y aura de meilleurs jours...
samedi 20 novembre 2010
jeudi 4 novembre 2010
Frissons, fièvre, frissons, fièvre...
Exercice de diction
Je vous invite à répéter le titre du présent billet à toute vitesse. Voilà un bon exercice pour vous délier la langue!
Donc, après le traitement numéro 7 (court), j'ai fait de la grosse fièvre! J'ai grelotté dans mon lit, claqué des dents de frette pendant à peu près quatre heures avant que la fièvre n'accepte de baisser. Pis après j'ai sué, sué, sué. Gros fun! Il faut dire que ma médecin a modifié ma prescription et a légèrement augmenté les doses*. Tant qu'à tuer les métastases allons-y allègrement!
Tout avait pourtant bien commencé. Mon accompagnatrice Louise et moi somme allées manger une savoureuse soupe tonkinoise juste après le traitement. La distance - pas si grande - entre Légaré et Côté-des-Neiges (un pâté de maisons) m'a paru très longue. J'étais essoufflée comme une vieille mémé une fois arrivée au resto. Avec mal aux jambes en plus! À ce propos, je vais passer un autre Dopler demain pour voir si je n'aurais pas de caillots dans les jambes. Celles-ci sont enflées comme des pattes d'éléphant! Plutôt incommodant et inconfortable!
Des kilos très très superflus!
J'ai vu une nutritionniste hier pendant mon traitement. Elle m'a pesée : j'ai pris à peu près 14 livres depuis le début des traitements. Pas d'allure, pas d'allure, je sais. Je crois qu'il n'y a rien de surprenant là-dedans : mon alimentation est anarchique et je ne bouge pratiquement pas. La nutritionniste n'avait pas l'air surpris non plus. Ça doit arriver souvent, surtout quand on ne peut presque plus rien manger parce que tout goûte la marde! À part les cochonneries comme je vous ai déjà expliqué. Je vais désormais faire plus attention. Pas question de me mettre au régime pendant la chimio, mais ne pas prendre davantage de poids serait de rigueur, n'est-ce pas?
Le moral
Toujours bon, mais je crois que ça va être de plus en plus pénible dans les semaines à venir, car je n'ai pratiquement plus de forces. Si la récompense de tout ça, c'est d'avoir une looonnnggguuueee période de rémission, bon ben, on se dit que cela aura valu la peine, malgré tous les désagréments. Qu'en pensez-vous? Moi, j'en pense...
* 30 janvier 2011 - Non, les doses n'ont pas augmenté. Je l'ai appris par la suite. Ce sont les effets cumulatifs de la chimio qui causent des inconforts de plus en plus intenses.
Je vous invite à répéter le titre du présent billet à toute vitesse. Voilà un bon exercice pour vous délier la langue!
Donc, après le traitement numéro 7 (court), j'ai fait de la grosse fièvre! J'ai grelotté dans mon lit, claqué des dents de frette pendant à peu près quatre heures avant que la fièvre n'accepte de baisser. Pis après j'ai sué, sué, sué. Gros fun! Il faut dire que ma médecin a modifié ma prescription et a légèrement augmenté les doses*. Tant qu'à tuer les métastases allons-y allègrement!
Tout avait pourtant bien commencé. Mon accompagnatrice Louise et moi somme allées manger une savoureuse soupe tonkinoise juste après le traitement. La distance - pas si grande - entre Légaré et Côté-des-Neiges (un pâté de maisons) m'a paru très longue. J'étais essoufflée comme une vieille mémé une fois arrivée au resto. Avec mal aux jambes en plus! À ce propos, je vais passer un autre Dopler demain pour voir si je n'aurais pas de caillots dans les jambes. Celles-ci sont enflées comme des pattes d'éléphant! Plutôt incommodant et inconfortable!
Des kilos très très superflus!
J'ai vu une nutritionniste hier pendant mon traitement. Elle m'a pesée : j'ai pris à peu près 14 livres depuis le début des traitements. Pas d'allure, pas d'allure, je sais. Je crois qu'il n'y a rien de surprenant là-dedans : mon alimentation est anarchique et je ne bouge pratiquement pas. La nutritionniste n'avait pas l'air surpris non plus. Ça doit arriver souvent, surtout quand on ne peut presque plus rien manger parce que tout goûte la marde! À part les cochonneries comme je vous ai déjà expliqué. Je vais désormais faire plus attention. Pas question de me mettre au régime pendant la chimio, mais ne pas prendre davantage de poids serait de rigueur, n'est-ce pas?
Le moral
Toujours bon, mais je crois que ça va être de plus en plus pénible dans les semaines à venir, car je n'ai pratiquement plus de forces. Si la récompense de tout ça, c'est d'avoir une looonnnggguuueee période de rémission, bon ben, on se dit que cela aura valu la peine, malgré tous les désagréments. Qu'en pensez-vous? Moi, j'en pense...
* 30 janvier 2011 - Non, les doses n'ont pas augmenté. Je l'ai appris par la suite. Ce sont les effets cumulatifs de la chimio qui causent des inconforts de plus en plus intenses.
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