Nouvelle mode
Depuis deux mois, je porte des bandages compressifs pour réduire le lymphoedème de mes jambes. Celles-ci sont maintenant stabilisées du point de vue de leur grosseur. Mais détrompez-vous : le lymphoedème est une affection chronique! Dans quelques jours, j'irai chercher des bas compressifs dans un magasin spécialisé. Ces bas sont faits sur mesure et coûtent 150 $ la jambe! Je devrai porter ces bas - plutôt épais et pas très jolis - tous les jours, et ce, même pendant les grandes chaleurs! Ils m'aideront à contrôler le lymphoedème, c'est-à-dire qu'ils empêcheront mes jambes d'enfler de nouveau. D'après la kinésithérapeute qui me fait mes drainages lymphatiques, il faudra que je porte aussi les bandages compressifs de temps en temps, par exemple, après une grosse journée.
Thérapie aqua-lymphatique
J'ai essayé ça. Ce sont des exercices doux et lents que l'on fait en piscine, toujours pour contrôler le lymphoedème. En seulement, mes pieds sont si sensibles que je n'ai pu tolérer de les poser au fond de la piscine! Je reprendrai ces séances une fois mes douleurs soulagées.
Soins palliatifs pour le contrôle de la douleur
Mon radio-oncologue m'a référée à la clinique externe des soins palliatifs où j'ai rencontré un autre médecin charmant et compétent qui m'a prescrit des médicaments contre la douleur. Comme chacun le sait, les médecins rattachés aux soins palliatifs sont les grands spécialistes de la gestion de la douleur. Je prends actuellement deux médicaments. Parfois, ça va et parfois ça marche moins bien. J'ai encore et toujours les pieds ankylosés, et les douleurs vont et viennent, plus ou moins fortes.
J'ai aussi appris que les douleurs que je ressens dans les jambes résultent de dommages causés aux nerfs par la chimiothérapie. J'ai également des douleurs musculaires. Ben le fun! La position la moins confortable est la position assise, car la lymphe a tendance à refouler vers le bas des jambes, même si celles-ci sont contenues par les bandages compressifs. Donc rester assise pendant plusieurs heures est pénible pour moi. Finis le cinéma, les concerts, le théâtre et les spectacles, divertissements auxquels je m'adonnais volontiers avant le saudit cancer. J'en viens même à me demander si je pourrai reprendre le travail un jour... c'est vous dire!
Le moral à plat
Je suis pas mal découragée ces temps-ci. En fait, je suis surtout très en colère contre le lymphoedème et ses conséquences. J'ai accepté le cancer, la chimiothérapie et la curithérapie, mais le lymphoedème, c'est la goutte qui fait déborder le vase! Maudite marde!
Je me dis que la situation sera plus facile à accepter une fois que mes foutues douleurs, qui me bouffent pas mal d'énergie, auront disparu - si elles disparaissent! Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.