jeudi 23 septembre 2010

Métastase change de sexe!

Ben oui, je n'y avais pas pensé!
Comme le terme « métastase » est un mot féminin, je viens de me rendre compte que Métastase est une ourse et non pas un ours!!! Sainte, il était temps que je me réveille! Boubou va être contente.

Le traitement du 22 septembre
S'est très bien passé. Je commence à m'habituer. Il y a eu un retard considérable à la pharmacie de l'hôpital de sorte que j'ai été ploguée à un soluté pendant une bonne heure avant de recevoir mon médicament. Il y a toujours quelque chose qui ne tourne pas rond à chaque traitement. Admise dans la salle à 10 h 50, j'en suis ressortie vers 13 h 30. Madeleine et Métastase ont dû faire preuve de patience, tout comme moi. Merci, ma belle Madeleine de m'avoir accompagnée!

Pas d'effets secondaires autres que le besoin de faire de fréquentes siestes. Je me trouve bien ennuyante, mais on m'a dit qu'il fallait que j'écoute mon corps, alors c'est ce que je fais. Je me dis que lorsque je dors et suis bien détendue, cela aide peut-être les pacman à mieux faire leur travail. Envoueillez, tuez-en des métastases, personne ne vous en tiendra rigueur (surtout pas moi)!

Mon moral
Toujours excellent! Je suis toujours extrêmement touchée par vos témoignages et vos marques d'affection. Chaque semaine, je reçois du courrier (du vrai, là, par la poste) et beaucoup de courriels, sans compter les appels téléphoniques. Je ne me sens pas seule dans la bataille et cela me réconforte énormément.

La concentration
Pas bonne pantoute. J'ai beaucoup de mal à lire, et j'ai reçu plusieurs bouquins en cadeau. D'ordinaire, la lecture est mon activité favorite. J'ai tellement hâte de pouvoir m'y remettre! En attendant, je regarde des films et des séries télévisées (merci à Daniel, mon pusher en la matière, mieux pourvu que bien des clubs vidéo, ce qui n'est pas peu dire). C'est à peu près le seul effort que je puisse faire pour l'instant, à part écrire mon blogue, jouer à Wordscraper sur Facebook et répondre à mes courriels. Faire des tites promenades aussi, mais pas trop longues, parce que je me fatigue rapidement. Une vraie mémère, mais il faut bien accepter la situation si c'est pour un avenir meilleur, hein!

De la belle visite
Ma nièce Isabelle va venir me voir cette fin de semaine. Elle vient exprès des Zétats pour voir sa matante. J'ai bien hâte de la voir et elle aussi a hâte de me voir. Je sens qu'elle éprouve un urgent besoin d'être rassurée. Je n'ai pas encore perdu mes cheveux et ne suis pas amaigrie, alors je pense qu'elle ne sera pas traumatisée. On va bien s'amuser!

Je vous embrasse tendrement!

lundi 20 septembre 2010

Vous allez être contents...

Mais jamais autant que moi!
Tel qu'il était prévu, j'ai vu ma médecin aujourd'hui. Résultat de la TEP : j'ai des métastases aux poumons seulement! Aucun autre organe n'est touché. Pouvez-vous imaginer mon soulagement? Dans les circonstances, on peut dire que c'est la première
« bonne » nouvelle que je reçois depuis trois mois.


Métastase est renversé par la nouvelle!
Et il a invité ses amis pour faire un gros party. Voyez vous-mêmes!


Métastase et ses amis
Vous pouvez maintenant vous décroiser les doigts; nous avons gagné cette première bataille! De plus, je réagis bien à la chimiothérapie, car un de mes nodules pulmonaires a rapetissé. Yesss!


LES MÉTASTASES, ON LES ÉCRASE!

La suite
J'entreprends le deuxième cycle de traitements mercredi. Traitement court au gemcitabine. « J'aime si ta bine » est réjouie :p C'est mon amie Madeleine qui va m'accompagner.


À suivre...

vendredi 17 septembre 2010

Les à-côtés

Désagréables de la chimiothérapie
Plus ça va, plus il y en a, bien que je remonte bien la pente énergétique et que j'aie toujours un excellent appétit. En seulement, j'ai attrapé le rhume, j'ai la bouche "chesse", chère Duchesse, et ma muqueuse buccale est bien bizarre. J'ai aussi développé une autre affaire que seule la Panthère rousse connaît. De plus, mon sens du goût commence à s'altérer. :0(  Il y a des aliments qui n'ont vraiment pas bon goût et laissent une impression métallique dans la bouche. Beurk! Heureusement que tous les aliments sucrés sont encore délicieux! Chocolat! Crème glacée, dattes fraîches, pâtisseries orientales, miam, miam! Je dirais que ce sont surtout les aliments acides qui sont désagréables à manger pour le moment. Moi qui adore les tomates habituellement, je vais cesser d'en manger temporairement.

Yoga, méditation et cancer
Je songe de plus en plus à pratiquer le yoga et la méditation comme complément curatif. Ma cousine Hélène - dite la couz' - m'a refilé d'intéressants tuyaux. Je vous en donnerai des nouvelles. Ces activités, pratiquées en douceur et à mon rythme, devraient m'aider à éteindre la radio entre mes deux oreilles, à dissiper mon anxiété et à alléger mon stress. Mon amie Chantal m'a aussi mise sur la piste des émissions radiophoniques de la série Vivre autrement, encore accessibles sur le site de Radio-Canada. Merci, les filles!

De plus, j'ai souvent eu l'occasion de parler de méditation avec un de mes collègues, qui la pratique depuis vingt ans. Il ne cesse de m'en relater les bienfaits.

Au cours d'un récent atelier avec la comédienne Pol Pelletier, j'ai été initiée à la méthode de méditation dynamique et à la méthode de méditation kundalini du grand maître Osho. Ce sont des méditations qui se pratiquent en groupe. Il y a des moments où l'on bouge beaucoup et d'autres où l'on reste immobile. J'ai trouvé ça bien intéressant, mais vraiment trop exigeant pour mon vieux corps pas souple pantoute!

Bonne fin de semaine!

mercredi 15 septembre 2010

Le besoin de communiquer

Non seulement je vis la maladie
Mais j'y réfléchis énormément aussi. La mort nous accompagne dès notre naissance. C'est d'ailleurs elle, peut-être, qui nous fait vivre et nous donne le goût d'avancer. On se dit qu'on a toute la vie devant soi, et c'est vrai, mais pour combien de temps? Nul ne le sait.

En ce qui me concerne, j'ai un bon bout de vie derrière moi, et il m'est arrivé, à maintes reprises, d'en faire le bilan. Les épreuves que j'ai traversées m'ont beaucoup appris : la vie est un cadeau d'une valeur inestimable qui ne nous est JAMAIS acquis. Vivre, pour moi, c'est se tenir debout sur un fil de fer et rechercher sans cesse l'équilibre. L'équilibre. Je le recherche également dans la maladie.

Ma mère
J'ai perdu ma mère dans des circonstances tragiques, lorsque j'avais 17 ans. Je crois que ce fut le premier déséquilibre d'importance dans ma vie. J'ai mis beaucoup de temps à m'en remettre, et ce n'est qu'au détour de la quarantaine que je me suis apaisée, car c'est à ce moment-là que j'ai compris le sens de sa mort.

La révolte de la vingtaine et de la trentaine a alors laissé la place à la joie dans ma vie.

Mon père
Mon père était un homme malheureux qui ne s'aimait pas. Il a donc été incapable d'aimer les autres. J'en ai souffert énormément, mais sa mort m'a libérée, en ce sens que, depuis ce jour, je ne suis plus en quête vaine de cet amour qui m'a toujours été refusé. La mort a cela de bien; il n'y a pas de revenez-y!

Je peux communiquer
Et c'est ce qui me sauve! Des amies ont dans leur entourage des personnes atteintes de la sclérose en plaques, terrible maladie évolutive et incurable, qui finit par enfermer et isoler le malade dans son propre corps. L'esprit demeure intact, mais le corps ne suit plus. Déséquilibre total. À mon avis, cela doit être la pire des souffrances. Je me compte tellement chanceuse de pouvoir vous faire part de mes pensées! 

La vie devant moi
Longue ou courte? Qu'importe, elle sera vibrante et intense, c'est tout ce qui compte. N'allez pas croire que j'abandonne la lutte, bien au contraire! Je suis absolument convaincue que j'ai encore plein de magnifiques choses à vivre et à faire. Tout d'abord, je n'ai pas terminé de vous aimer; ça c'est mon plus beau job! À bon entendeur, salut! :0)))))

In memoriam 
Pati, je pense à toi aujourd'hui, date du treizième anniversaire de ton décès. Tu nous avais dit qu'une fois morte, tu serais bien trop occupée pour prendre soin de nous. Tu voulais diriger l'Orchestre symphonique céleste, toi qui aimais tant la musique. J'espère que ton projet s'est concrétisé. XXX

lundi 13 septembre 2010

Le sommeil bienfaisant

Enfin!
Après quatre longs jours d'insomnie - je n'ai pas du tout dormi pendant ce temps -, le sommeil m'a finalement gagnée à coups de Benadryl et d'Ativan. Samedi, j'étais si vannée que je disais à Josée : " J'arrête pas d'essayer de dormir depuis que je suis levée! " Même dans l'épuisement complet, je suis comique... C'est pour dire!

Douleurs aux jambes
Je me plains de ces douleurs depuis un bon bout de temps. Passé des tests : rien à signaler de particulier. Mais samedi soir, les douleurs étaient très fortes et je n'arrivais pas à m'assoupir malgré les médicaments ingérés. 
  • Dring, dring la gynéco-oncologue de garde, qui me recommande d'aller à l'urgence au cas où il s'agirait d'un caillot.
  • Josée et moi nous rendons là-bas; étant donné mon état, on m'allonge sur une civière.
  •  L'attente commence, et l'inconfort s'amplifie du fait que je suis dans un couloir passant.
  •  L'urgence est ultra débordée, et je ne verrai pas le médecin avant plusieurs heures.
  • Comme mon système immunitaire est très fragile, je crains d'attraper des cochonneries d'autres patients.
  • En conversant avec l'infirmière, je décide de rentrer à la maison et de prendre des anti-inflammatoires pour soulager mes douleurs.
  • À mon retour, j'ai dormi comme un bébé dans MON lit. Rien de tel! Les douleurs aux jambes vont et viennent. J'en parlerai plus en détail à ma vraie médecin la semaine prochaine.

Je suis une pro de la piqûre
J'ai finalement appris comment me faire les injections. C'est très facile : il suffit de se piquer dans le gras de bedaine, et je n'en manque pas! Un souci de moins!

De la belle visite
Mon amie Francine est venue me voir dimanche. Une courte visite qui m'a fait très très plaisir. Elle voyait que j'étais fatiguée, mais moi, je trouvais que c'était une bonne fatigue. C'est une excellente distraction pour moi : on jase, on rigole, on boit un thé, on mange des pâtisseries orientales, bref, on est dans la VIE. Malgré les traitements et les inconvénients qu'ils m'apportent parfois, je tiens mordicus à participer à la VIE, dans la mesure de mes possibilités.

J'ai mal aux cheveux
Un peu comme quelqu'un qui a pris un coup la veille. Je me demande s'il s'agit d'un signe précurseur annonçant la chute prochaine de mes poils. D'ailleurs, je trouve que leur texture change. À suivre.

samedi 11 septembre 2010

TOTALEMENT ÉPUISÉE!

Je n'arrive toujours pas à dormir
Cela ajoute à mon épuisement général. On m'a expliqué que souvent, les personnes atteintes de cancer se plaignent d'insomnie grave, car dans la chimio, il y a un produit qui peut les tenir en éveil constant. Il s'agit des anti-nauséeux qu'il faut prendre la veille et les deux jours suivant le traitement. C'est mon cas. Zut de zut! Moi qui ai TOUJOURS eu une réputation de très grande dormeuse... Les somnifères ne règlent pas le problème :0( D'après vous, qu'est-ce qui est pire? Ne pas dormir ou vomir? Il n'y a pas de moindre mal ici, je crois :0( On va me prescrire des Ativan et du Benadryl pour m'assommer bien comme il faut. Espérons que ça va marcher, car je n'en peux vraiment plus!

Ça fesse dans le dash!
Mes batteries sont tellement à plat, que la moindre chose exige de moi un effort herculéen! Je me demande vraiment comment certaines personnes font pour continuer à travailler en recevant leur chimio. J'en serais absolument incapable, d'autant plus que traiter un cancer, c'est déjà un job à temps plein avec tous les rendez-vous! Ouf!

Les piqûres
En allant au CLSC pour ma piqûre quotidienne, j'ai appris que je devrais me faire ces mêmes injections à la fin de chaque cycle. Il y aura six cycles en tout. Alors, Guy, mon ami, si ça ne te dérange pas ;0), je crois que je vais demander qu'on m'enseigne comment les faire, sinon ça me fera beaucoup de déplacements à coordonner. Il s'agit simplement de surmonter une dimension psychologique. Les diabétiques se piquent bien tous les jours, alors pourquoi n'en serais-je capable, hein!

Collègues de Mercer, attendez-vous à voir vos primes d'assurance médicaments privée augmenter prochainement, à cause de moi!
Savez-vous combien coûtent sept injections de Neupogen? 1 450 $! Je suis étonnée que ce coût ne soit pas pris en charge par le programme d'assurance maladie provincial. Avec mes six cycles, faites le calcul. Je suis chanceuse d'avoir un régime d'employeur, je vous jure!

Des moments difficiles
Mon amour ne gère pas trop bien la situation et refuse toute aide extérieure pour l'instant. J'espère qu'il va changer d'idée. C'est dur, dur pour les conjoints, un cancer! Mais pour la personne atteinte, les enjeux sont bien différents, ai-je besoin de le préciser?

Un des frères de mon chum m'a téléphoné pour m'offrir son soutien moral. Disons que ce n'était pas fort, fort comme soutien. Manque de tact total, et ce n'est pas la première fois que cela arrive. Dans cette famille-là, lorsque le tact est passé, on dirait que tout le monde était parti ailleurs :p Énorme problème de communication! Je n'ai absolument pas besoin de cela!

Heureusement que MA famille est là pour moi, sans condition! Mes nièces des Zétats m'ont annoncé leur venue prochaine. J'ai super hâte de les voir. On s'aime tellement! :0)


Catherine et Isabelle

jeudi 9 septembre 2010

Patraque, mais toujours branchée sur la vie!

2 heures 41 du matin
Je n'arrive pas à dormir. Je suis ploguée sur mon lecteur MP3 depuis des heures! Complètement patraque, la madame!

Traitement de chimio du 8 septembre
Ça s'est mieux passé du point de vue de l'attente. Arrivée à l'hosto vers midi quinze, prise de sang, puis convocation dans la salle de traitement à 14 h. Ploguée sur l'intraveineuse de 14 h 15 jusqu'à 17 h 30. Ce fut long, car deux médicaments m'ont été administrés l'un après l'autre.

J'étais placée tout près du poste des infirmières, parce qu'il y avait des risques que je fasse de multiples réactions, toutes plus épeurantes les unes que les autres, au nouveau médicament - celui qui va me faire perdre ma divine chevelure d'ici à trois semaines. Vous savez quoi? Je n'ai eu AUCUNE réaction allergique. Du bon stock, je vous dis, votre Merveilleuse!

Mon accompagnateur
J'ai emmené Métastase, mais je l'ai un peu négligé, le plantant là sur sa petite table, sans lui expliquer quoi que ce soit. C'est que mon accompagnateur a pris toute la place, à mon grand ravissement! Cher Guy! Ce qu'on rit bien ensemble! Vous voulez un exemple? Eh bien, avant de recevoir le deuxième médicament, j'ai dû aller uriner, toujours ploguée à ma machine qui faisait bip bip. En sortant de la toilette, elle faisait toujours bip bip, comme un camion qui recule, et comme j'avançais vers lui, Guy de me dire : "Pourtant, Élise, tu ne recules pas!" Vous voyez le genre? Ce fut une rigolade du début à la fin. Que ça m'a fait du bien! Le traitement a été long et un peu pénible, surtout le deuxième médicament qui me brûlait dans la veine. Mais Guy a su me distraire en me montrant de superbes photos de ses enfants, voyages, etc. C'est de l'or en barre un meilleur ami comme lui!

Effets post-traitement
Pénibles et irrévérencieux, passons... Je dois retourner à l'hôpital aujourd'hui pour recevoir une injection dans l'abdomen afin de booster mes globules blancs qui ont pris une méchante débarque au traitement. Et les cinq jours suivants, je devrai me présenter au CLSC de mon quartier pour en recevoir une quotidiennement. Ce médicament m'aidera à combattre toute infection grave éventuelle, comme pneumonie ou autre cochonnerie du genre. Je devrai prendre des précautions aseptiques à la Howard Hughes pendant quelques jours.

L'infirmière m'a demandé si je souhaitais me faire les injections moi-même. N'ayant jamais fait ça, j'ai dit : peut-être si vous me montrez comment! Là, j'ai entendu Guy me dire :"Moi, si j'étais à ta place, Élise..." Alors, je lui ai obéi :p Va pour l'hosto et le CLSC!

In memoriam
En ce 9 septembre, j'ai une pensée toute particulière pour mon ex-collègue Sylvie, disparue l'an dernier dans des circonstances tragiques.

À bientôt!

mardi 7 septembre 2010

Contrairement au schtroumpf grognon, moi, j'aime bien la soupe!

La soupe aux lentilles!
Miam! Miam! Je trouve que c'est un mets réconfortant. J'avais un autre menu pour le souper, pis j'ai changé d'idée. Je me suis régalée grâce à Josée encore une fois! Ma grande soeur, c'est toute une grande soeur!

Métastase et moi, on TEP!
J'ai subi aujourd'hui une tomographie par émission de positrons (TEP), examen dont je vous ai brièvement parlé dans un billet antérieur. La TEP sert à déterminer si d'autres métastases se sont propagées ailleurs dans mon beau corps. Voici comment ça se passe.
  • Il faut être à jeun depuis minuit, la veille de l'examen.
  • Le technicien me fait d'abord boire un grand verre de baryum (beurk, beurk).
  • Il m'injecte ensuite, par intraveineuse, un isotope radioactif à base de sucre. Cette substance attire les métatases en quelque sorte et permet de les repérer.
  • Le technicien m'invite à m'assoir dans un très confortable Lazy-Boy - est-ce vraiment un garçon paresseux(!) - et à me reposer pendant une heure avant de passer l'examen proprement dit. Je me plogue sur mon lecteur MP3 et je relaxe en écoutant la musique que j'aime.
  • Un quart d'heure avant l'examen, le technicien revient me porter un autre demi-verre de baryum (rebeurk, rebeurk), me dit d'aller faire pipi, et ensuite, on passe dans la salle des machines, si je puis m'exprimer ainsi.
J'ai dû laisser Métastase au vestiaire, car il n'avait pas le droit de m'accompagner dans la salle. Ne craignez rien, je l'ai rassuré en lui disant que j'emportais sa force avec moi.

Le principe de l'examen ressemble beaucoup à celui du tomodensitogramme que j'ai déjà passé (voir le billet du 23 août). Je suis étendue sur une table qui avance et recule dans une espèce de gros beigne, et on fait plein de clichés de mon corps. Ça dure environ une demi-heure.

Bon, là, on attend les résultats de l'examen, qui me seront divulgués lorsque je verrai mon médecin le 20 septembre. Gang de soutien, concentrez toutes vos énergies sur le résultat que je souhaite ardemment : pas d'autres métastases que celles qui se trouvent dans mes poumons. Si on se croise les doigts tous ensemble en même temps, ça va nous rendre encore plus forts. Un, deux, trois, c'est parti! Si vous éprouvez des engourdissements, dites-vous que cela vaut la peine pour ma cause ;0) Merci à l'avance!

Chauffeurs privés
Je suis gâtée : Frank est venu me reconduire à l'hôpital ce matin, et Josée est venue me reprendre, une fois ma TEP terminée. J'avais très faim, alors ma soeurette m'a emmenée dans un excellent petit resto italien pas trop loin de chez moi. Ensuite, un peu de magasinage, et Josée m'a déposée à la maison avec mes paquets.

Au programme demain : deuxième traitement
Mais je ne sais pas à quelle heure. C'est un peu tannant, d'autant plus que je prends des médicaments anti-nauséeux depuis trois jours en prévision de ce traitement.

Guy va m'accompagner; et comme il a été soigné au même endroit, il m'a dit :
  • de ne pas pogner le gros nerf,
  • que c'était normal de le savoir à la dernière minute parce qu'il y a souvent des imprévus,
  •  mais que c'est certain que j'aurai mon traitement demain.
Merci Guy et à demain! Métastase viendra avec nous, bien sûr!

Bises à tous!

dimanche 5 septembre 2010

Ici et maintenant

Quel beau dimanche!
Je ne parle pas du temps qu'il a fait, mais du bonheur que j'ai eu aujourd'hui. Louis-Marie et moi sommes allés bruncher chez Josée, avec mon frère Pierrot et Jocelyne. Un excellent brunch en bonne compagnie. La journée a passé comme une heure; on s'est quittés vers 19 h 30 à peu près. On a placotté de mille sujets au moins ;-)


Effets secondaires
Certains aliments me donnent un goût métallique dans la bouche, à cause de la chimio. Pas très plaisant, mais il y a pire, sans doute. J'ai aussi plus souvent mal à la tête et des nausées occasionnelles.


J'ai commencé à prendre des comprimés contre la nausée en prévision du prochain traitement, qui sera beaucoup plus fort que le premier. Ça me fait beaucoup de médicaments à prendre, alors je me suis procuré un pilulier afin d'éviter de faire des erreurs. J'ai mon petit tas de pilules préparé d'avance pour tous les jours de la semaine. Youppi!


Mon moral
Demeure excellent. Je pratique intensément le "ici et maintenant". Pas toujours facile, mais je me sens très bien lorsque j'y arrive :-) Comme me disait monsieur Déry : "Le pain d'hier est rassis, le pain de demain n'est pas encore cuit, alors mange celui d'aujourd'hui". Sagesse, belle sagesse!

Fleurs d'Élise
(Aquarelle de Josée)
Beau hein!

vendredi 3 septembre 2010

De choses et d'autres, en passant...

Sainte-Étrette!
J'haguis la chaleur! La Panthère rousse va se moquer de moi, qui lui dis de ne surtout pas me parler de la météo ces temps-ci! J'en PEUX PU! Bon, c'est toute!

J'ai mis le nez dehors aujourd'hui
Depuis mercredi, j'étais sortie sur mon balcon seulement. Aujourd'hui, je suis allée faire des petites courses. J'ai demandé à Madeleine de m'accompagner - je voulais y aller à pied - mais elle a proposé d'y aller en auto vu la chaleur. Une chance, Sainte-Étrette! Le mal de coeur pis le mal de tête m'ont pognée à l'épicerie, pas trop fort, mais quand même! Je vais probablement ressentir beaucoup d'inconfort entre les traitements, mais je me dis aussi que les pacman agissent. Yes! Grignotez-les à l'envi, ces foutues métastases!

Yves et Evelyne
M'ont appelée ce soir. Une belle surprise! Yves est le mari de M. qui nous a quittés dernièrement des suites d'un cancer. Evelyne est l'une de leurs filles. Je les trouve extrêmement courageux de me soutenir aussi amicalement après avoir eux-mêmes accompagné M. dans son combat. Merci à vous, très chers amis!

Des fleurs
J'ai reçu un magnifique bouquet de glaïeuls de la part de mes voisins. Quelle délicate pensée! Tout me touche, tout me touche intensément.

Célestine
Connaissez-vous Célestine? C'est ma vieille chatte âgée de 14 ans. Ceux qui la connaissent ne seront pas surpris que je parle d'elle n'est-ce pas? Même qu'ils me trouveront bébé et achalante. À qui le blog, hein! À bibi! Alors je parle de ce que JE veux :p. Toujours est-il que nous avons mis au point, Célestine et moi, un langage particulier que nous seules comprenons. Vous demanderez à Louis-Marie ;0) Celui-ci dit même qu'il n'a jamais vu ça, une relation aussi spéciale entre un humain et un chat. C'est que nous ne sommes pas n'importe qui, Célestine et moi! La pauvre, la chaleur la rend toute flagada! Elle passe ses journées sous le lit. Elle s'entend bien avec Métastase. Bon, maintenant, j'arrête, vous allez croire que je perds la boule!

Bon congé de la Fête du travail à ceux qui travaillent et bonne fin de semaine aux autres!

P.S. Une belle pensée glanée sur Facebook, dans les deux langues en plus :

"Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel ! The verb to love is difficult to conjugate: its past is not simple, its present is only indicative, and its future is always conditional!"

jeudi 2 septembre 2010

Métastase et moi - Premier traitement reçu le 1er septembre

Le pire, c'est pas le traitement...
C'est l'attente avant le traitement! Sainte bénite, j'avais rendez-vous à 10 h comme je vous l'ai mentionné, et je suis entrée dans la salle de traitement à 14 h! Métatase a trouvé ça long aussi. Le pauvre, je crois que c'était la première fois qu'il allait à l'hôpital, alors cela se comprend (rires).

Une fois ploguée à l'intraveineuse, je me suis mise à pleurer comme une Madeleine. Je me disais : " Me v'là embarquée dans le bateau ", et une grande tristesse m'a envahie. Il faut dire que nous sommes nombreux dans cette salle, séparés par des rideaux. Il n'empêche : des regards se croisent, certains pleins d'espoir, d'autres sans lumière. C'est toffe, ultra toffe! Le bateau est rempli au max, il y a vraiment trop de cancer dans le monde moderne. Maudite marde de gros cochon nouère, comme disait ma défunte mère qui, par ailleurs, était très bien élevée ;0), n'en ayez pas le moindre doute!

Métastase
J'ai présenté Métastase à mon infirmière, Andrea - en effet, c'est toujours la même que je verrai au cours de mes traitements - et je lui expliqué d'où il provenait et pourquoi il m'accompagnait. Vous auriez dû voir sa face! Je crois qu'elle était très émue. Pourtant elle doit en voir de toutes les couleurs dans la journée. Certaines gens qui s'occupent des personnes atteintes du cancer sont admirables, vraiment. On dirait qu'elles ont une réserve infinie de compassion.

Le traitement comme tel [pour R : que comme c'est ;0)]
Une peanut, jusqu'à maintenant. Ça brûlait un peu pendant l'intraveineuse, mais Andrea a trouvé le moyen de me soulager. Ce n'est pas du Kool-Aid qu'on nous injecte, je vous en passe un papier! Je ne me suis pas sentie particulièrement mal. C'est seulement une fois revenue à la maison que j'ai ressenti une grande fatigue soudaine. Et j'avais l'impression qu'une rivière circulait dans mon corps. Étrange sensation. Une seconde, t'es OK et la seconde d'ensuite, t'es complètement flagada. Dans ce temps-là, il faut aller se coucher sans tarder. Petits maux de tête aussi, mais si petits que je me demande si ça vaut la peine d'en parler. À part ça, c'est nickel : je peux m'adonner à mes activités normales. So far, so good!

Le moral
J'ai eu un moment de profond désespoir en début de soirée (du 1er septembre), mais maintenant, tout est rentré dans l'ordre. Je suis reconnaissante à mon entourage d'être là POUR MOI coûte que coûte. Famille et amis, je ne vous remercierai jamais assez! Ce que vous faites pour moi a une valeur inestimable.

Une carte
J'ai reçu une carte de Jocelyne, la grande amie de ma soeur Josée. Elle me souhaite bon courage en me rappelant une phrase que je lui ai dite il y a de nombreuses années (en 1983) et qu'elle m'avait demandé de noter dans son calepin de "perles de sagesse" comme elle dit. Cette phrase se lit comme suit : "J'ai choisi le côté ensoleillé du doute." Wow! Est-ce vraiment moi qui ai dit ça (dans ce cas, quelle femme brillante j'étais alors(!)) ou ai-je pris cette pensée en note au cours de mes lectures de l'époque? Je n'en ai pas le moindre souvenir. Quoi qu'il en soit, j'y souscris toujours et JE CHOISIS ENCORE LE CÔTÉ ENSOLEILLÉ DU DOUTE.

Je vous embrasse tendrement.