jeudi 2 septembre 2010

Métastase et moi - Premier traitement reçu le 1er septembre

Le pire, c'est pas le traitement...
C'est l'attente avant le traitement! Sainte bénite, j'avais rendez-vous à 10 h comme je vous l'ai mentionné, et je suis entrée dans la salle de traitement à 14 h! Métatase a trouvé ça long aussi. Le pauvre, je crois que c'était la première fois qu'il allait à l'hôpital, alors cela se comprend (rires).

Une fois ploguée à l'intraveineuse, je me suis mise à pleurer comme une Madeleine. Je me disais : " Me v'là embarquée dans le bateau ", et une grande tristesse m'a envahie. Il faut dire que nous sommes nombreux dans cette salle, séparés par des rideaux. Il n'empêche : des regards se croisent, certains pleins d'espoir, d'autres sans lumière. C'est toffe, ultra toffe! Le bateau est rempli au max, il y a vraiment trop de cancer dans le monde moderne. Maudite marde de gros cochon nouère, comme disait ma défunte mère qui, par ailleurs, était très bien élevée ;0), n'en ayez pas le moindre doute!

Métastase
J'ai présenté Métastase à mon infirmière, Andrea - en effet, c'est toujours la même que je verrai au cours de mes traitements - et je lui expliqué d'où il provenait et pourquoi il m'accompagnait. Vous auriez dû voir sa face! Je crois qu'elle était très émue. Pourtant elle doit en voir de toutes les couleurs dans la journée. Certaines gens qui s'occupent des personnes atteintes du cancer sont admirables, vraiment. On dirait qu'elles ont une réserve infinie de compassion.

Le traitement comme tel [pour R : que comme c'est ;0)]
Une peanut, jusqu'à maintenant. Ça brûlait un peu pendant l'intraveineuse, mais Andrea a trouvé le moyen de me soulager. Ce n'est pas du Kool-Aid qu'on nous injecte, je vous en passe un papier! Je ne me suis pas sentie particulièrement mal. C'est seulement une fois revenue à la maison que j'ai ressenti une grande fatigue soudaine. Et j'avais l'impression qu'une rivière circulait dans mon corps. Étrange sensation. Une seconde, t'es OK et la seconde d'ensuite, t'es complètement flagada. Dans ce temps-là, il faut aller se coucher sans tarder. Petits maux de tête aussi, mais si petits que je me demande si ça vaut la peine d'en parler. À part ça, c'est nickel : je peux m'adonner à mes activités normales. So far, so good!

Le moral
J'ai eu un moment de profond désespoir en début de soirée (du 1er septembre), mais maintenant, tout est rentré dans l'ordre. Je suis reconnaissante à mon entourage d'être là POUR MOI coûte que coûte. Famille et amis, je ne vous remercierai jamais assez! Ce que vous faites pour moi a une valeur inestimable.

Une carte
J'ai reçu une carte de Jocelyne, la grande amie de ma soeur Josée. Elle me souhaite bon courage en me rappelant une phrase que je lui ai dite il y a de nombreuses années (en 1983) et qu'elle m'avait demandé de noter dans son calepin de "perles de sagesse" comme elle dit. Cette phrase se lit comme suit : "J'ai choisi le côté ensoleillé du doute." Wow! Est-ce vraiment moi qui ai dit ça (dans ce cas, quelle femme brillante j'étais alors(!)) ou ai-je pris cette pensée en note au cours de mes lectures de l'époque? Je n'en ai pas le moindre souvenir. Quoi qu'il en soit, j'y souscris toujours et JE CHOISIS ENCORE LE CÔTÉ ENSOLEILLÉ DU DOUTE.

Je vous embrasse tendrement.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire